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l'Europe s'engage à Mayotte

Les fonds européens : une opportunité pour les projets mahorais !

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Structuration de la filière volaille chair et ponte

Type d’opération 16.4.1 « Approches collectives sur des projets de structuration de filières ».

A l’heure actuelle, les filières animales et végétales à Mayotte ne sont pas suffisamment structurées pour disposer de circuits de commercialisation organisés permettant un écoulement optimal de la production. Les agriculteurs se voient dans l’obligation de trouver de manière individuelle des débouchés de commercialisation, ce qui limite l’approvisionnement en produits locaux sur les marchés formels.
Le dispositif 16.4.1 vise à encourager des dynamiques de structuration des filières animales et végétales en favorisant l’émergence d’initiatives collectives qui permettent de partager les moyens, les expériences et les compétences des acteurs du secteur agricole. Il finance ainsi la coordination et l’animation de projets collectifs de développement de circuits d’approvisionnement courts et de marchés locaux pour la valorisation des productions locales.

L’objectif est ainsi de favoriser la coopération amont-aval, le travail collectif et le développement de partenariats entre groupements d’agriculteurs, coopératives, associations, entreprises, partenaires publics et partenaires privés et d’améliorer l’approvisionnement en produits locaux, notamment des grandes surfaces et de la restauration collective.
Le type d’opération répond donc au besoin identifié :
–  Structuration des filières agricoles afin d’améliorer la mise en marché des productions.

Pérennisation et diversification de l’exploitation pédagogique du lycée agricole de Coconi avec maintien des emplois existants

4.1.1 Modernisation des exploitations agricoles et des groupements d’agriculteurs

« La transition agro-écologique est en œuvre au lycée de Coconi », annonce fièrement le bulletin du lycée agricole.

Le fil conducteur du projet de Coconi est « autonomie et biodiversité ». Il se décline en 3 actions qui sont essentielles mais pas si simples à mettre en œuvre à Mayotte. La première consiste à travailler vers une autonomie en fourrage pour les élevages. Plutôt que de déplacer les animaux ou de ramener des broussailles coupées dans la brousse (sur le modèle des « buissons ambulants » véhiculés en scooter), les élèves et les équipes de l’établissement ont créées de nouvelles parcelles plantées de canne fourragère ou de panicum. Une façon de montrer qu’une exploitation peut se développer avec une multi-activités tournée vers l’élevage.

L’expérimentation du miel

La 2e action visait à étudier les possibilités d’autonomie en eau et en électricité des poulaillers. L’exemple, ce sont les poulaillers de Valarano, déjà pourvus d’un système de récupération et de traitement des eaux de pluies. Ils seront prochainement équipés de panneaux photovoltaïques pour assurer une certaine indépendance énergétique.

Enfin, l’objectif de la 3e action était de réfléchir à diversifier les productions en luttant contre l’érosion de la biodiversité et des sols. Et on reparle du miel ! La filière apiculture de Mayotte qui avance doucement vers une structuration pourrait en être un bon exemple. Déjà, plusieurs essaims sauvages ont été récupérés depuis le début de l’année, et réinstallés dans deux ruches expérimentales installées dans l’établissement.

Lutter contre les insectes sans produits toxiques

Et Mayotte a d’autres actions à mettre en avant pour des productions responsables. L’agriculture mahoraise est par exemple impliquée dans le dispositif DEPHYFerme qui a pour objectif de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires d’ici 2025 (plan national Ecophyto). Il s’appuie sur les exploitations agricoles pour produire des produits et des méthodes de substitution.

Un exemple en outre-mer pour les légumes

C’est ainsi que notre département a créé en 2015 le 1er réseau établi outre-mer pour la production de légumes et 10 exploitations se sont portées volontaires pour participer. Là encore, l’exploitation du lycée est « ferme pilote » de ce dispositif, animé par Thomas Chesneau, également en charge de l’atelier maraîchage de Coconi.

La journée professionnelle a été organisée pour diffuser auprès des producteurs une méthode de lutte agro-écologique contre les mouches des cucurbitacées (concombres, courgettes, melons…). Testée au lycée agricole et à la station de Dembéni, elle repose sur des actions simples à mettre en œuvre pour éviter les pesticides. Au lycée de Coconi, on a raison : la transition agro-écologique semble bel et bien lancée !

Aménagement d’une parcelle d’élevage avicole

Type d’opération 4.1.1 « Modernisation des exploitations agricoles et des groupements d’agriculteurs »:

Les systèmes de production mahorais connaissent à l’heure actuelle des contraintes fortes de production. Parmi elles, figurent le manque d’équipement des exploitations (absence de bâtiment, travail du sol manuel) qui freine la production et la commercialisation des produits et accentue la pénibilité du travail. L’enclavement des parcelles représente également un point de blocage majeur pour la production et la commercialisation des produits agricoles : l’accès aux parcelles est aggravé par le mauvais état et l’impraticabilité des pistes en saison des pluies.
Il s’agit donc de soutenir les investissements dans les bâtiments, les équipements et les infrastructures pour aider les exploitations ou les groupements d’agriculteurs à se structurer et s’équiper afin d’améliorer leur performance économique et garantir leur viabilité. Elle est complétée pour les exploitations agricoles par un accompagnement des agriculteurs dans leurs projets via les dispositifs PGE pour des demandes d’aide publique supérieures à 20 000€, PDE ou PDPE pour des demandes d’aide couplées respectivement à des demandes d’aide à l’installation et au développement des petites exploitations.
L’aide à la modernisation permet également aux agriculteurs et aux groupements d’investir dans des outils de transformation qui permettent une meilleure valorisation des productions agricoles. Les produits transformés et/ou commercialisés doivent relever de l’annexe I du traité (c’est-à-dire produits agricoles), à l’exclusion des produits de la pêche et doivent être produits à Mayotte au moins à hauteur de 50%.
Le dispositif intervient, d’autre part, dans le financement des investissements de plantations de cultures pérennes qui améliorent la performance globale de l’exploitation. Il vise à financer les investissements matériels et immatériels concernant notamment :
–  L’implantation de matériel végétal visant à réduire l’utilisation des intrants chimiques et phytosanitaires et/ou de la ressource en eau (culture principale pérenne et cultures associées pérennes le cas échéant)
–  La réalisation de projets de plantation de cultures pérennes s’inscrivant dans des projets de diversification des activités agricoles
L’objectif est de soutenir plus particulièrement les exploitations de jeunes agriculteurs récemment installés et les investissements collectifs réalisés par des groupements au travers de la mise en place de taux d’aide plus élevés. La mesure favorise également les démarches innovantes : les porteurs de projet sont incités à inscrire leurs projets dans une démarche collective de recherche et d’innovation dans le cadre du Partenariat Européen d’Innovation (PEI).
Ce type d’opération s’inscrit dans le cadre du plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE).

Construction d’une poussinière

Type d’opération 4.1.1 « Modernisation des exploitations agricoles et des groupements d’agriculteurs ».

L’aide à la modernisation permet aux agriculteurs et aux groupements d’investir dans des outils de transformation qui permettent une meilleure valorisation des productions agricoles. Les produits transformés et/ou commercialisés doivent relever de l’annexe I du traité (c’est-à-dire produits agricoles), à l’exclusion des produits de la pêche et doivent être produits à Mayotte au moins à hauteur de 50%.
Le dispositif intervient, d’autre part, dans le financement des investissements de plantations de cultures pérennes qui améliorent la performance globale de l’exploitation. Il vise à financer les investissements matériels et immatériels.

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