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l'Europe s'engage à Mayotte

Les fonds européens : une opportunité pour les projets mahorais !

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T.O 1.3.2.1 Paiements compensatoires pour les zones soumises à des contraintes naturelles

Mayotte a été identifiée comme un territoire soumis à un très fort handicap de pente sans avoir d’altitudes élevées. En effet, la moto mécanisation n’est souvent pas possible car l’accès motorisé aux parcelles nécessite l’utilisation d’un matériel particulier très onéreux. Étant donné la topographie de Mayotte, le critère physique déterminant pour le classement en zone soumise à des contraintes naturelles est le critère « fortes pentes». Elle s’applique selon le zonage effectué à l’ensemble des communes de Grande-Terre et à la commune de Pamandzi en Petite-Terre.

Ce type d’opération vise donc à soutenir l’agriculture dans des zones où les conditions d’exploitation sont difficiles. Elle a pour objectif de compenser les surcoûts et les pertes de revenu liées aux contraintes des zones soumises à des contraintes naturelles autres que celles des zones de montagne pour la production agricole. Elle contribue ainsi à maintenir le tissu agricole dans ces espaces et à assurer un développement équilibré des zones rurales.

Le bénéficiaire s’engage à respecter la conditionnalité prévue dans l’article 92 du règlement (UE) n°1306/2013.
Le type d’opération répond aux besoins :
– Maintien et renforcement des pratiques agricoles favorables à la biodiversité et au maintien des services écologiques
– Réduction des contraintes de production liées au relief
Il contribue à la priorité 4 et de manière secondaire au domaine prioritaire 2A ainsi qu’aux objectifs transversaux Environnement et Changement Climatique.

T.O 10.1.5 Conservation de la race locale Zébu

A Mayotte, le cheptel bovin est historiquement composé d’animaux de race locale Zébu peu productifs mais résistants aux maladies. 90% des éleveurs bovins possèdent moins de 10 têtes, essentiellement des animaux de race zébu;

Cow with flag on background series - Mayotte

Des éleveurs de Mayotte se sont engagés dans la voie de l’intensification avec des croisements entre races locales et races exotiques. Des animaux de race exotique (Montbéliard, Brune des Alpes) sont importés depuis plus d’une vingtaine d’année. Ces races plus productives sont populaires auprès des éleveurs et elles se sont diffusées rapidement. Un changement significatif dans la structure raciale du cheptel mahorais est observé depuis 2000. Des reproducteurs issus de ces croisements circulent entre les éleveurs, entrainant une dilution rapide et non contrôlée des ressources génétiques locales.

L’introduction de ces races exotiques a produit à court terme des résultats techno-économiques non négligeables mais incertains sur le moyen terme avec une grande sensibilité des animaux croisés aux maladies tropicales et aux conditions climatiques extrêmes. A terme, ces croisements par absorption risquent de conduire à la disparition des races locales et à l’augmentation de la consanguinité en l’absence de gestion raisonnée des souches exotiques importées. La connaissance des races locales mahoraises reste limitée et peu d’éléments sont disponibles sur les caractéristiques zootechniques et phénotypiques des différents types génétiques que l’on trouve actuellement sur le terrain. Ces races locales constituent pourtant des réservoirs de gènes d’un intérêt primordial pour la résistance aux maladies parasitaires et infectieuses, et pour l’adaptation aux contraintes climatiques et alimentaires. Au delà d’un principe de précaution, il est primordial de tenter de le conserver dès à présent.

De plus, l’absence de déclaration de mouvement d’animaux (vente, décès…) pose un réel problème pour la traçabilité des animaux.

La mise en place récente d’une BDNI ( Base de Données Nationale d’ Identification) à Mayotte permet de caractériser la race locale zébu puis à terme de définir et mettre en œuvre un schéma de préservation et d’amélioration de cette race locale.

Le Type d’Opération 10.1.5 est proposé dans ce contexte avec pour objectif principal la conservation de la race locale zébu.

Ce type d’opération permettra de conserver sur les exploitations des animaux de la race locale zébu dans un objectif de maintien de la biodiversité agricole de l’île.

 

T.O 10.1.4 Maintien des aménagements de parcelles en pente

Environ 80% de la surface agricole de l’île se situe en zone de pente. Leur mise en culture peut accentuer la phénomènes d’érosion. Des aménagements constitués de pierres présentes sur les parcelles et de débris végétaux forment des obstacles physiques à l’érosion.

Le Type d’Opération 10.1.4 vise à limiter le ruissellement sur les parcelles agricoles et concourt ainsi à la lutte contre l’érosion.

Il intervient dans le financement de tout exploitant s’engageant au maintien d’aménagements tes que:

  • Murets de pierres ou de bois
  • Andins à partir de déchets végétaux
  • Fascines végétales
  • Plantes à enracinement profond

T.O 10.1.3 Maintien de plantes de couverture

L’évolution des pratiques agricoles conduit à une augmentation des plantations de bananes et de manioc conduites en monocultures. Ceci entraine une forte augmentation de l’érosion, notamment dans les zones de forte pente et provoque la sédimentation dans les cours d’eau augmentant le risque d’envasement du lagon. Par ailleurs, ces monocultures, conduites sans apport en matière organique, accélèrent la baisse des fertilités des sols. Entre les plants, le sol est maintenu à nu, ce qui entraine une érosion importante.

Le Type d’Opération 10.1.3, vise au maintien d’une couverture du sol permanente toute l’année sur les surfaces cultivées ayant des pentes inférieures à 40%, avec un objectif principal de lutte contre l’érosion. Il contribuera également au maintien de la fertilité des sols grâce à des associations avec notamment des légumineuses. Il intervient dans le financement de tout exploitant s’engageant à maintenir en place durant une période de 5 ans des plantes de couverture.

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